Afrique du Sud

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Lors de notre vol aller entre Paris et Johannesburg, nous étions placés dans la rangée centrale à quatre places d’un Airbus A380. J.R. était assis côté couloir gauche et moi à côté de lui. Puis, un jeune couple est arrivé pour s’installer dans cette même rangée, le jeune homme côté couloir droit et la jeune femme à côté de moi. Ils faisaient ce voyage pour fêter leur première année de mariage. Du coup, cela leur à donné un bon capital sympathie auprès des hôtesses de l’air  qui venaient souvent parler avec eux.
Il s’agissait d’un vol de nuit, et nous avons tous fini par nous endormir. Une ou deux heures plus tard, je me réveillé et j’ai senti un contact sur mon épaule et mon bras droits. J’avais une idée de ce qui se passait, mais j’ai tout de même soulevé mon masque pour en avoir le cœur net : comme je m’en doutais, la jeune femme s’était blottie contre moi dans son sommeil. Bon, c’était plutôt agréable. Ce n’était pas une bombe, mais elle avait son charme. Elle s’est réveillée juste après moi. Elle a alors réalisé la situation et s’est redressée. Mais au bout de quelques minutes, elle s’est rendormie sur mon épaule. Elle a fait ça à plusieurs reprises. Elle se trompait de côté à chaque fois ! Les hôtesses ont dû halluciner en voyant ça ! C’était à la fois très flatteur pour moi, mais également un peu gênant vis-à-vis de son mari. Je me voyais mal lui dire au petit matin : «mec, elle est montée dans l’avion avec toi mais c’est avec moi qu’elle descendra !»
 
Nous avons passé notre première nuit dans un motel à Pongola (photo), dans l’état du KwaZulu Natal, juste sous le Swaziland. Là nous avons fait la connaissance de Georgie, leur perroquet du Gabon très facétieux. Le personnel nous a longuement parlé de ses «exploits». Il imitait de nombreuses voix et de nombreux bruits à la perfection, comme le sifflement d’un homme qui regarde passer une jolie fille. Chaque membre du sexe féminin qui passait dans son champ de vision y avait droit. Il imitait également le «bip-bip» des véhicules de chantier qui reculent. C’était vraiment bluffant !.. Lors d’importants travaux, il faisait régulièrement le coup aux ouvriers, qui regardaient partout autour d’eux en croyant vraiment en voir débarquer un. Mais Georgie ne se contentait pas de ça : il poussait le vice jusqu’à mimer la voix du chef de chantier, mettant la pagaille en donnant des consignes totalement inappropriées, à tel point qu’ils ont eu des problèmes de dépassement des délais impartis !

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Lors de notre visite de l’iSimangaliso Wetland Park, toujours dans l’état du KwaZulu Natal, nous avons sympathisé avec trois membres du personnel de la réserve. L’un d’entre eux nous a dit qu’il adorait nos t-shirts «Enjoy the ride» et nous a demandé où il pouvait s’en procurer. Nous lui avons expliqué qu’il s’agissait de produits dérivés de notre website, lui précisant que nous ne les vendons pas, mais les donnons à certaines personnes rencontrées durant nos trips. La condition est qu’elles acceptent de poser avec le produit en question pour être photographiée. La photo sera publiée sur notre website et notre page Facebook afin d’assurer notre promotion. Il a accepté volontiers, alors je lui en ai donné un, lui précisant qu’il ne nous restait que des tailles M. Il m’a répondu que c’était parfait. Il était en effet assez mince. Il a alors appelé ses deux collègues, qui sont venus tout contents en nous disant qu’ils en voulaient eux aussi. J’ai répété que nous n’avions que des tailles M. L’un d’entre eux m’a répondu que ça ne posait aucun problème, sauf que lui était un peu bedonnant. Je n’étais pas convaincu mais je le lui ai donné tout de même, me disant que c’était peut-être pour l’offrir à l’un de ses enfants ou un autre membre de sa famille. Quand le troisième - encore plus bedonnant - m’a dit que c’était bon pour lui aussi, j’étais plus que dubitatif. De toute façon, nous n’avions plus de t-shirts donc c’était réglé. Je lui ai donné à la place un sac de plage «Enjoy the ride», ce qui lui convenait très bien. Il était tout aussi content que ses collègues. Alors ils ont posé tous les trois pour la photo, arborant fièrement leur petit cadeau (photo). Nous avons discuté vite fait avec eux, avons bien rigolé ensemble, puis nous les avons salués avant de reprendre la route pour visiter cette réserve extraordinaire.
Le soir, J.R. en a parlé à une amie à lui installée à Cape Town, avec qui il communiquait quasiment chaque soir du trip. Nous avions prévu de la retrouver dans sa ville d’adoption à la fin du voyage. Elle lui a expliqué que sans le savoir, nous avions fait un beau geste : en effet, de nombreux employés de parcs et réserves sont pauvres, certains d’entre eux vivant même dans les townships, ce que nous ignorions. C’était donc un superbe cadeau pour eux en plus d’un très agréable moment partagé.

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Sur la Route des Jardins, dans l’état du Western Cape, nous avons fait une halte à Nature’s Valley. Juste avant d’arriver, nous nous sommes retrouvés face à une assemblée de babouins au milieu de la route. Tous se sont précipités vers le bas-côté, sauf le plus imposant d’entre eux qui s’est mis en travers de la route et nous a fixé avec insistance, nous empêchant d’aller plus loin. Nous avons alors compris qu’il nous fallait prendre notre mal en patience, ne surtout pas forcer le passage. Aussi avons-nous décidé de les observer et les photographier en attendant. L’un d’entre eux était tout près de nous perché sur une glissière de sécurité, dans une position totalement nonchalante, en train de se gratter… vous savez quoi… Il nous a trop fait rire, alors nous l’avons pris photo. En voyant ça, trois autres se sont pointés pour grimper eux aussi sur la glissière et se caler pile devant nous en prenant la pose. Leurs regards insistants et autoritaires semblaient nous dire : «nous aussi on veut être sur la photo ! Y’a pas de raison !» C’était vraiment hilarant ! Du coup, nous avons honoré leur demande. Ensuite, J.R. a réussi à photographier une femelle en position assise qui prenait son petit dans ses bras. C’était très touchant ! À la fin, nous en avons vu un fouiller dans les poils du dos d’un autre pour lui enlever les parasites. Leur attitude, leurs positions et leurs mimiques étaient si proche de celles des humains que c’en était troublant. Finalement, le chef de l’assemblée a fini par nous laisser passer et nous avons pu poursuivre notre route, à la fois amusés et enchantés par ce petit imprévu en leur compagnie.


Publié le 4 juillet 2019