Bulgarie

En 2008, lors du voyage en Bulgarie, nous roulions sur la côte aux alentours de Balchik, lorsque nous avons aperçu un panneau indiquant un petit village sur une petite route s'engouffrant dans une forêt en bord de mer.
Intrigués, nous avons décidé d'y aller, nous enfonçant dans le bois agréablement ombragé. Une fois arrivés, nous avons vu de rares voitures garées dans une clairière, alors nous en avons fait de même. En mettant pied à terre, nous avons aperçu un homme à l'entrée du minuscule village tirer sur des boites de conserves avec une carabine à air comprimé, accompagné de quelques amis. L'étroit sentier sur lequel ils se trouvaient était le seul accès. Nous n'avions pas d'autre choix que de passer près d'eux.
En nous voyant approcher, l'homme à la carabine s'est mis face à nous en tenant son arme contre lui le canon dirigé vers le ciel, nous regardant de travers avec ses amis. Au fur à mesure que nous avancions, des bâtiments légèrement délabrés apparaissaient derrière les arbres, notamment une école d'un côté, la mairie de l'autre.
Nous avions l'impression de nous retrouver au sein d'une communauté peu recommandable et isolée du reste de la civilisation, tels les héros malheureux de « Massacre à tronçonneuse », « Hostel » ou autres « Détour mortel ».
Bien sûr, tout cela n'est qu'un simple délire imaginaire. L'attitude de ces personnes était plutôt une sorte de jeu pour nous intimider. Durant notre séjour, le peuple bulgare s'est montré sympathique et accueillant, l'une des raisons qui en ont fait l'un de nos meilleurs voyages.



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Toujours concernant la Bulgarie, nous devions nous rendre à Varna au départ de Bordeaux. Seulement ce vol a été annulé peu avant le jour du départ car il n'aurait été occupé que par… deux personnes !.. Dom et J.R. !.. En effet, nous étions les seuls à avoir réservé sur ce vol.
Du coup, nous avons du transiter par Lyon. Deux heures d'attentes à l'aller pour la correspondance et… cinq heures au retour !.. Une vraie torture ! D'autant plus que nous devions rejoindre auparavant l'aéroport de Varna à 5 heures pour un départ à 7 heures.
Plutôt que de nous coucher et nous lever tôt, nous avons décidé de faire la fête toute la nuit et de prendre l'avion dans la foulée après une bonne douche à l'hôtel.
D'ailleurs, nous avons eu peur de ne pas pouvoir le prendre car une fois rendus au comptoir pour l'enregistrement des bagages, un animateur français de l'agence « Plein vent » s'est présenté à nous, nous expliquant sur un ton presque inquisiteur qu'on ne pouvait pas prendre cet avion si on n'était pas sur sa liste.
Nous en sommes restés sur le cul. Déjà, de quoi se mêlait-il ? Depuis quand un larbin d'une agence de voyage française fait la loi à l'aéroport de Varna en Bulgarie ? Comment faire comprendre à ce brave homme qu'il n'était qu'un pantin affublé d'un polo rouge et d'une casquette ridicules estampillés du logo d'une agence moyennement connue même dans son pays, et que ce n'était sûrement pas à lui de décider qui montait ou pas dans un avion ?
Comme cela semblait être mission impossible, nous lui avons simplement signifié que nous n'étions pas venus avec « Plein vent » mais avec une autre agence. Il semblait ne rien vouloir comprendre, mais heureusement nous étions sur sa liste. Pour quelle obscure raison, nous ne le saurons jamais. Mais peu importe…
Nous sommes arrivés à Lyon en temps et en heure, mais forcément très fatigués. Aussi avons-nous craqué en voyant des chaises longues sur des plates-formes réservées à la promotion des futurs vols entre Lyon et New-York. Nous nous sommes affalés dessus près d'une Statue de la Liberté en carton pâte afin de récupérer une partie des heures de sommeil perdues en attendant notre correspondance.
Pour la petite histoire, notre agence de voyage nous a surclassés vers un hôtel 4 étoiles pour faire un geste commercial suite à l'annulation du vol Bordeaux-Varna. Il s'agissait du Golden Beach à Zlatni Piassatsi, superbe établissement où nous avons passé un séjour inoubliable, et où nous avons sympathisé avec des animateurs et quelques voyageurs dont certains avec qui nous avons gardé le contact. C'était le destin…
 
 

Publié le 1er décembre 2012