Californie

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Los Angeles - «Beach Cities»

Peu touristique, Redondo Beach (photo) a l'avantage d'offrir une belle vue sur la Péninsule de Palos Verdes. La zone portuaire, attrayante par son authenticité, vous conduit à un pier (jetée) qui dispose de restaurants, cafés et boutiques sympas. Certains jouissent d'une architecture soignée comme «Redondo Landing» et surtout la «Maison Riz». Sa plage de sable blond est très agréable. Nous avons eu la joie d'apercevoir un vol de pélicans, et quelques otaries au pied du pier.
C'est dans cette ville côtière très agréable que nous avons commencé cet extraordinaire voyage : nous y avons séjourné lors de notre passage de deux jours à Los Angeles, et nous y avons pris le petit déjeuner au Ruby's Diner, dont le charme nostalgique des années 50, 60 et la déco vintage nous ont séduits, nous rappelant de nombreuses scènes de  films.

Animée, branchée, excentrique et glamour, Venice Beach fait partie des incontournables. Elle dispose de restaurants bios et de nombreux stands de spécialités locales. Sa très longue et très célèbre promenade le long de la plage (Venice Beach Boardwalk) a été vue et revue dans nombres de films et de séries télévisées avec ses boutiques très variées, ses spectacles de rue. On y vante même les vertus du cannabis médical, en vente libre !
Cependant, nous avons été charmés et agréablement surpris par Venice Canals, quartier se situant à quelques encablures du front de mer, au charme très typique. Des canaux surplombés par de petits ponts y sont entourés de demeures ayant chacune leur personnalité, de même que les jardins les entourant, peu étendus mais très riches et variés en végétation et en décoration. Des styles architecturaux très opposés s'y côtoient sans pour autant manquer d'harmonie. Certaines maisons sont modestes, d'autres font dans la démesure. À la fois proche et lointain de l'agitation du front de mer, l'endroit dégage une indéniable douceur de vivre.
Nous ignorions totalement cet aspect peu médiatisé de Venice Beach, que nous avons découvert incidemment, et nous avons vraiment été conquis.
                                  
Santa Monica est connue et appréciée pour son ambiance de fête foraine en front de mer. En effet, l'immense pier, et notamment sa grande roue, constituent de vraies attractions. Le cadre est agréable et la population variée. En revanche, l'intérêt est moindre le soir venu, car les bars et les restaurants sont plutôt génériques. Un intérêt majeur et symbolique est le point d'arrivée de la Route 66, au bout du très long Santa Monica Boulevard, annoncé par une plaque commémorative plutôt discrète, et un panneau devant le Visitor Center. Comme dans de nombreuses stations balnéaires, il est possible de se garer gratuitement si on prend la peine de s'éloigner du front de mer et de marcher un peu. Il suffit de lire attentivement les consignes sur les panneaux de stationnements, lesquelles peuvent sembler quelque peu complexes pour qui n'en a pas l'habitude. 

Los Angeles – Hollywood

Difficile d'aller à Los Angeles sans passer par ce quartier mythique.  Nous  avons tout  d'abord  voulu  nous  rapprocher  de l'inévitable Hollywood Sign. En roulant le long du Santa Monica Boulevard, nous l'avons aperçu et avons tenté de le rejoindre en nous fiant à notre seul sens de l'orientation. Nous l'avons perdu de vue de temps en temps, et avons fini par nous retrouver dans les hauteurs, dans des quartiers résidentiels où s'égrenaient des propriétés luxueuses au charme discret et authentique. Rien de tape à l'œil, juste de superbes villas que laissaient partiellement apparaître des jardins luxuriants le long de routes en lacets. Le quartier était d'une calme souverain, à la fois proche et lointain de l'agitation et la ferveur du centre d'Hollywood. Une  fois  arrivés  au  niveau  des  collines,  nous  avons  continué  à  pied  et le Hollywood Sign semblait alors à portée de main. Vu des centaines de fois à la télévision ou dans les salles obscures, il s'offrait soudain à nous comme dans un rêve insensé. C'est précisément ce qui fait de cet endroit un site hors du commun : il n'a rien d'époustouflant d'un point de vue purement esthétique, mais l'émotion qu'il procure est énorme. C'est tout le mythe qui s'en dégage, et qui tout d'un coup nous apparaît palpable.
C'est pourquoi nous nous y sommes longuement attardés, pour nous imprégner de cette atmosphère extraordinaire avant de rejoindre la folie et l’immensité de Hollywood Boulevard (photo). Cela ressemblait presque à un réveil brutal tant le contraste était saisissant. Nous avons décidé de ne faire qu'une courte halte pour flâner quelques minutes sur l'inévitable Walk of Fame, n'étant pas particulièrement attirés par le côté clinquant et peut-être superficiel de l'endroit. Mais contre toute attente, nous nous sommes fait happer par la folle ambiance qui y régnait, et nous y avons passé la soirée. Tout n'y est que démesure et l'endroit est beaucoup plus attractif de nuit, lorsqu'il s'habille soudainement de lumières multicolores à l'infini. Nous étions comme des enfants émerveillés et éblouis, emportés par la foule et la ferveur.
Finalement, nous avons passé l'une des meilleures soirées de notre voyage, et des plus amusantes aussi.   

Orange County - «Beach Cities»

Huntington Beach est l'un des meilleurs spots de surf, et on ressent d'emblée le culte voué à ce sport. D'ailleurs, c'est là que se trouve l'International Surfing Museum. Par contre, sa pratique y est interdite l'après-midi sur plage principale. C'est une station balnéaire agréable et décontractée qui a conservé un côté un peu sauvage. On est loin du bétonnage du centre de Long Beach. De belles villas quelques peu éloignées du front de mer, agrémentées de jardins riches et verdoyants ajoutent à son charme. Le long pier attire les promeneurs désireux d'admirer de plus près les prouesses des surfeurs et surfeuses, ou les sauts hors de l'eau des dauphins.
                                                                                                                            
Laguna Beach (photo) est la destination la plus prisée de la côte dans les environs de Los Angeles, et on comprend pourquoi. Elle a des airs de paradis terrestre, entre végétation luxuriante et variée (on y trouve à titre d'exemple des oiseaux de paradis) et criques très encaissées donnant sur des plages de sable blond et fin. Côté Nord, le Heisler Park surplombe l'océan du haut des falaises. Quant à la crique Diver's Cove, elle constitue un spot idéal pour le surf. Enfin, Laguna Beach dispose de nombreuses galeries et boutiques d'artisanat.

San Diego

Il s'agit de la deuxième ville de Californie, qui n'est pas San Francisco comme on serait tenté de le penser. Elle a été édifiée dans un site essentiellement composé de déserts et de collines boisées au bord de l'Océan Pacifique. Ses centres d'intérêt principaux sont les plages, les quartiers historiques et le fameux Balboa Park. Elle dispose d'une baie dont le panorama est un mélange incongru de gratte-ciel en verre, de palaces Art Déco et de tours mauresques.
Plus sécurisée et moins polluée que Los Angeles, la vie y est également moins chère. Elle est connue pour ses grands parcs d'attraction à tradition familiale, mais elle a bien plus à offrir. Elle regorge de richesses. De nombreux musées viennent s'ajouter aux sites historiques, ce qui lui confère un intérêt culturel indéniable. Ses parcs et ses plages rivalisent de beauté. Située à quelques kilomètres de la frontière, son important héritage mexicain ne se dément pas.
Le climat y est très agréable : globalement très ensoleillé et bien tempéré, il y pleut très rarement. Cependant, le temps peut se montrer parfois capricieux en front de mer, lorsqu'une brume soudaine drape les plages de son épaisse et persistante grisaille, et apporte de surcroît  un peu de fraîcheur. Mais elle finit la plupart du temps par se dissiper en milieu de journée.
 
Dans le Centre-ville, les quartiers Downtown, Embarcadero et Little Italy étaient à la base le quartier des marins qui s'était dégradé, et a été restauré. L'immeuble Manchester Grand Hyatt qui s'élève au bord de la baie, très moderne avec une petite touche de style Victorien. L'Embarcadero Marina Park est longé par une très agréable promenade. Il comporte de très nombreux pontons. On peut y admirer de beaux yachts. Le thème nautique est récurrent dans l'architecture moderne du quartier : le San Diego Marriot Marquis & Marina représente deux bateaux rentrant au port si on l'observe dans un angle donné. Quant au San Diego Convention Center, sa silhouette rappelle celle d'un paquebot. Vous l’avez compris, San Diego est avant tout une ville à tradition portuaire : au niveau du Maritime Museum, on peut apercevoir de somptueux voiliers amarrés aux quais. Les paquebots de croisière accostent au Broadway Pier, ainsi que le ferry à destination de Coronado Island. L’USS Midway Museum permet de visiter le célèbre porte-avions de la Seconde Guerre Mondiale.
Gaslamp est devenu le havre des artistes. On trouve notamment le long de Broadway des restaurants et des cafés qui attirent les foules. Les galeries d’art, les salles de spectacle, les musées et les commerces ne sont pas en reste. Nous nous y sommes retrouvés un jeudi soir et l'ambiance battait son plein, avec de nombreux étudiants. Des bâtiments et des lampadaires - qui ont donné son nom au quartier - du 19ème siècle se mêlent aux édifices modernes et confèrent à l'endroit une certaine authenticité et une valeur historique. Une architecture moderne parfois audacieuse et novatrice se mêle à des styles plus anciens comme le Victorien ou le Far-West, formant un ensemble très éclectique.
Nous avons essentiellement visité le Balboa Park, un immanquable : il s'agit d'un gigantesque espace vert très exotique surplombant l'océan. Il regroupe des musées très variés, des théâtres, des jardins (dont le superbe Jardin Japonais), un golf, des pistes cyclables, des aires de pique-nique et de balades, et surtout le fameux zoo : il est unique au monde, avec ses 3200 animaux, des aires tropicales et subtropicales, un décor et un environnement exceptionnels afin de recréer au mieux l’environnement d’origine des occupants. Malheureusement, nous n'avons pas eu le temps de visiter ce dernier car une longue route nous attendait. En revanche, nous avons pu admirer le Jardin Botanique, aussi varié qu'abondant, proposant de nombreuses plantes tropicales, notamment des plantes carnivores. Il est abrité par le Botanical Building (photo) : composé de lattes de bois, celui-ci est vraiment superbe avec ses lignes courbes. Le Spreckels Organ Pavilion jouit d’une architecture raffinée. L’orgue très imposant qu’il abrite sous sa voûte est une vraie merveille. On aperçoit de loin l’harmonieuse silhouette de la California Tower, qui domine fièrement un somptueux ensemble architectural de style Colonial Hispanique. 
Coronado Island est une superbe presqu’île que l’on peut rejoindre depuis le centre-ville par ferry, ou par la route en empruntant l’impressionnant San Diego-Coronado Bridge, ouvert en 1969. Elle est reliée au continent par un isthme long de 11 kilomètres : le Silver Strand. Elle est essentiellement résidentielle et de superbes villas modernes côtoient les somptueuses demeures Victoriennes. Coronado Central Beach est pour beaucoup l’une des plus belles plages des U.S.A. Sa partie Sud est la plus attractive : en effet, lorsque la marée se retire, elle laisse ressurgir tel un fantôme du passé l’épave du Monte Carlo, bateau échoué dans les années 1930. Mais surtout, c’est là où s’élève majestueusement le somptueux Hotel Del Coronado, d’un style Victorien extravagant. Ses façades immaculées et ses toits rouges - surtout celui de la Crown Room, de forme octogonale - sont connus du monde entier. Il s’agit d’un véritable bijou d’architecture que nous avons longuement visité. Le hall d’accueil est tout simplement fabuleux. Il est essentiellement composé de bois de chêne verni. Son plafond haut, ses colonnes et ses balcons intérieurs vous laisseront sans voix. Sa terrasse propose une vue sur l’océan à couper le souffle. C’est le premier au monde à avoir installé l’éclairage électrique. Il a été rendu célèbre en 1959 célèbre grâce au film «Certains l’aiment chaud» avec Tony Curtis, Jack Lemon et l’inoubliable Marilyn Monroe. Pourtant, la partie du film qui concerne l’Hotel Del Coronado se déroule… en Floride !!?
Face à Coronado Island, Point Loma, superbe péninsule recouverte de falaises, dispose de deux atouts majeurs. Tout d'abord Whale Overlook, emplacement idéal pour l'observation des baleines. Cependant, celle-ci se limite à la période hivernale. L'autre attraction est le splendide Cabrillo National Monument, situé sur le point culminant de la presqu'île. Autant dire qu'il offre une vue panoramique époustouflante. Il porte le nom de l'explorateur qui découvrit la Baie de San Diego au 16ème siècle. Une statue de 4 mètres de haut à son effigie s'y dresse fièrement. Tout près se tient le Fort Rosecrans National Cemetery, très vaste cimetière militaire dont les sépultures blanches s'alignent dans un quadrillage parfait sur la pelouse d'un vert impeccable. Old Point Loma Lighthouse est l’un des plus anciens phares de Californie, construit au milieu du 19ème siècle. Il n'est plus en service depuis des décennies, mais il est possible de le visiter, d'autant plus qu'il est très bien préservé. Enfin, le spot de Sunset Cliffs est très prisé des surfers.
Old Town a une valeur historique considérable. Et pour cause : il s’agit tout simplement des premières installations européennes en Californie. Elles datent de 1769, même si le site avait été découvert par les espagnols vers le milieu du 16ème siècle. Cependant il ne prospéra que le temps d’un siècle, lorsqu’on décida de déplacer le noyau de la ville au bord de la baie. Peu après, un incendie vint sceller le sort d’Old Town. Mais on commença à le restaurer à partir de la fin des années 1960, conscient de sa valeur inestimable. L’Old Town San Diego State Historic Park en relate l’histoire. La plupart des bâtisses sont construites en adobes entourant un jardin. Presidio Park renferme la toute première des 21 missions érigées en Californie : la Mission San Diego de Alcalá. Heritage Park est un site qui comprend des maisons et cottages de style Victorien restaurés.
La Jolla est une très charmante petite station balnéaire cossue qui accueille notamment l’Université de Californie à San Diego et le parcours de golf Torrey Pines. De nombreux styles architecturaux différents s’y côtoient. L’ambiance y est très agréable. La Torrey Pines State Natural Reserve propose des sentiers de randonnée très prisés. L’entrée est libre mais le stationnement est cher. Cependant, il existe quelques places gratuites en dehors du site… pour les premiers arrivés ou les plus chanceux… Les divers points de vue s’ouvrent sur des panoramas à couper le souffle. On peut en dire autant de celui de Mount Soledad, un peu plus au Sud. Il s’agit d’un monument dédié aux victimes militaires tombées durant les diverses guerres contemporaines auxquelles les pays du Commonwealth ont participé. Perché au sommet d’une colline, il est surmonté d’une grande croix latine blanche. La Jolla Cove est une magnifique crique réputée entre autres pour ses superbes couchers de soleil. Très photogénique, il s’agit de l’une des plus belles plages de la côte Sud de la Californie. Phoques, otaries, lions de mer et pélicans font le spectacle et contribuent à l’ambiance bon enfant des lieux. Des requins léopards s’y invitent parfois, mais ils sont inoffensifs pour l’homme.


Les Monts San Bernardino

Situés dans l'arrière-pays sud-californien à l'est de Los Angeles, ils constituent une immense barrière montagneuse composée de multiples chaînes de la Californie du Sud. Elles sont couvertes de forêts verdoyantes et leur base s’entoure de ravissantes prairies dorées au-dessus desquelles s’étendent des parcs buissonneux. Une zone de broussailles rejoint les prairies au pied des montagnes. On peut y emprunter la Route 18, l'une des plus belles de la région.
Nous avons fait une halte à Big Bear Lake (photo), superbe lac enchâssé dans son écrin de verdure comprenant de petits îlots situé à 2100 mètres d'altitude. C'est un endroit idyllique où quelques beaux chalets et des petits pontons de bois entourés de barques s'égrènent le long de la rive. 

Le Désert du Mojave

Également situé dans l'arrière-pays sud-californien, il s’étend sur 40 000 km² et déborde sur le Nevada, l’Arizona et l’Utah. Il comprend quatre parcs nationaux : la Vallée de la Mort, Joshua Tree, Zion et le Grand Canyon. Il doit son nom au peuple amérindien des Mohaves.
Si nous l’abordons dans ce chapitre, c’est pour évoquer sa partie qui se situe au-delà des Monts San Bernardino, en direction du Nord de l’Arizona et du Sud du Nevada, que nous avons traversée pour nous rendre à Laughlin, Nevada.
En quittant Big Bear Lake et les alentours, nous avons définitivement laissé derrière nous la partie de notre voyage bercée par la douceur de la côte Sud-Californienne et de son arrière-pays idyllique, pour nous jeter à corps perdu dans la traversée de zones arides ou semi-arides, de parcs nationaux coupés du monde et du temps, d’une immensité à couper le souffle. Car il n’y a pas de transition géographique entre les deux : le changement est brutal entre la fraîcheur relative des paysages noyés de verdure des Monts San Bernardino et la chaleur écrasante des terres désolées du Désert du Mojave. Affreusement brutal… Génialement brutal…
Nous l'avons d'abord aperçu au loin depuis un point de vue sur les monts. Zone fantomatique noyée dans une épaisse brume de chaleur, nous n'en apercevions que quelques contours incertains et une étonnante couleur ocre qui paraissait surgir de nulle part, tant nous nous étions habitués à l'éclatante verdure des paysages de lacs et de montagnes. L'imagination faisait le reste, de même que les nombreuses réminiscences d'extraits de westerns et road-movies nous ayant fait rêver et nous ayant donné envie de visiter cette vaste région du Nouveau Continent. Nous étions partagés entre l'impatience de rejoindre ce fascinant désert pour nous y abandonner, et le désir de continuer à nous délecter de cette vue imprenable sur un panorama aussi envoûtant que surréaliste.
Lorsque nous y avons enfin pénétré, nous n'avons pu résister à l'envie de faire une halte. L'après-midi touchait à sa fin. Tout semblait mort et figé dans la chaleur épaisse. Pourtant, l'endroit était baigné de couleurs changeantes et pleines de vie. C'est essentiellement cet étrange paradoxe qui en fait un lieu hors du commun.
Au loin, la route bouillait sous la fournaise impitoyable dans une brume aux formes et aux couleurs mouvantes. Dans nos délires les plus fous, nous pouvions voir surgir John Wayne sur son fidèle cheval, ou encore Thelma et Louise dévorant les kilomètres cheveux au vent à bord de leur Thunderbird décapotable, profitant de leur  virée sans retour à la fois dramatique et romanesque qui devait les lier pour l'éternité.
Nous nous sommes alors lancés dans une série d'imitations de héros du septième art ayant traversé ce désert, ponctuée d'éclats de rires et de séances photos cocasses. Parfois au contraire, nous restions muets pour nous imprégner de ce silence d'une incroyable profondeur.
De diverses façons, cet endroit nous a touchés et inspirés.
Puis, nous somme remontés à bord de notre véhicule pour poursuivre notre route. Cette nouvelle aventure pouvait alors commencer.
Nous étions prêts à explorer les mythiques et époustouflants parcs nationaux de l'Ouest Américain. Mais peut-être l'étions-nous déjà à l'instant précis où nous avons posé les pieds sur le sol de l'aéroport de Los Angeles, le cœur léger et des rêves plein la tête... Ou quelques semaines plus tôt lorsque nous avons enfin eu nos billets d'avion entre les mains, symboles de ce fantastique périple imminent...
Ou encore il y a des années, dès lors que ce rêve fou a germé dans nos esprits...


Publié le 13 août 2013

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